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Mondial 2006 Le tournoi Historique
1998
La France maîtresse chez elle

La Fifa avait décidé de porter de 24 à 32 le nombre d'équipes sélectionnées pour la phase finale. Cela simplifiait le règlement puisqu'il n'y avait plus de meilleurs troisièmes mais cela faisait surtout la part belle aux continents non européens.
Les huit groupes de quatre équipes sont répartis dans dix stades nouveaux ou totalement rénovés, le match d'ouverture et la finale étant disputés dans le superbe et flambant neuf Stade de France, à Saint Denis, à deux petits kilomètres au nord de Paris, au bord du périphérique.
Les groupes de quatre équipes respectent également la variété géographique, chacun de ces groupes, sauf un, comprenant deux équipes européennes, une équipe du continent américain et une des continents africain ou asiatique.

Comme c'est souvent le cas, le premier tour amena son lot habituel de surprises, certains des favoris devant batailler ferme pour rallier le second tour, face à des outsiders de moindre renom. L'Espagne ne parvient pas à surmonter la malédiction qui l'accable en Coupe du Monde après un départ très timide et malgré un superbe redressement. Battus 3-2 par le Nigeria lors de leur première rencontre, les hommes de Javier Clemente n'ont plus la faveur des pronostics. Ils parvinrent pourtant à passer six buts aux infortunés Bulgares, tout cela pour voir le Paraguay battre les Super-Eagles du Nigeria, leaders du groupe, et se qualifier à leurs dépens.
La Colombie manqua aussi la qualification dans un groupe dominé par une équipe de Roumanie qui parvint même à surprendre l'Angleterre (2-1). L'Ecosse et la Jamaïque, chacune dans son groupe, durent subir respectivement la loi du Brésil et de l'Argentine, mais leurs supporters profitent des deux premières semaines de compétition pour faire partager leur joie de vivre et leurs rires à toute la France.
Le Maroc quitta lui aussi le tournoi sur un regret, après qu'un penalty en toute fin de match ne permette à la Norvège de battre le Brésil, arrachant ainsi aux Nord-Africains la seconde place qualificative du groupe.
Le sommet des huitièmes de finale se situa à Saint-Etienne, où l'Angleterre et l'Argentine se livrèrent un duel épique. La première mi-temps restera dans les annales comme 45 minutes de pur football classique - un penalty de chaque côté au cours des dix premières minutes, Michael Owen inscrivant LE but du tournoi et donnant l'avantage aux Britanniques, avant que Javier Zanetti n'égalise juste avant la mi-temps, d'une frappe millimétrée sur coup-franc. Après la pause, le drame remplaça les buts: David Beckham expulsé pour avoir donné un coup de pied à Diego Simeone, le but victorieux de Sol Campbell refusé pour une faute sur le gardien, les prolongations, les tirs au but... Carlos Roa arrête le cinquième et dernier tir anglais, celui de David Batty, et l'Argentine poursuivit sa route.

Pendant ce temps, la France, pays organisateur, fit lentement mais sûrement son petit bonhomme de chemin, en route vers son rendez-vous avec le destin. Après un parcours sans faute durant le premier tour, les Tricolores se heurtent à une résistance farouche du Paraguay et ne durent leur salut qu'au premier but en or de tous les temps en Coupe du Monde, inscrit par le défenseur central Laurent Blanc à la 113ème minute de la rencontre.
L'Italie fut l'adversaire suivant des Français et, cette fois, c'est l'épaisseur des poteaux qui les sauva. Roberto Baggio expédia une superbe volée à quelques millimètres du poteau durant les dernières minutes de la prolongation, puis Luigi di Biagio envoya le cinquième (et décisif) tir au but italien... sur la barre transversale !
En demi-finales, les Bleus se retrouvèrent avec un adversaire-surprise, la Croatie. Participant à leur première Coupe du Monde, les héroïques joueurs au maillot à damier de Miroslav Blazevic donnèrent la leçon à l'Allemagne en quart de finale (3-0) avant de réduire les supporters français au silence, lorsque le soulier d'or Davor Suker donna l'avantage à son équipe juste après la pause du match contre la France. Le défenseur latéral droit Lilian Thuram choisit ce moment pour marquer son premier but international, puis son second, offrant ainsi une finale de rêve : la France, pays organisateur, face au Brésil, tenant du titre, qui s'est débarrassé du Chili, du Danemark puis des Pays-Bas lors des précédents matches qualificatifs.

Et nous voici donc à ce fameux 12 juillet ! " Le jour de gloire est arrivé ". Avec un premier but de la tête à la 27ème minute, suivi par un second durant les arrêts de jeu de la première mi-temps, Zinedine Zidane pétrifia ses adversaires brésiliens, qui ne s'en remirent jamais. Bien que réduite à dix joueurs après l'expulsion de Marcel Desailly à la 68ème minute, la forteresse française ne se contenta pas de résister à l'assaut final des Brésiliens, mais se permit même d'ajouter un nouveau but sur une contre-attaque d'Emmanuel Petit à la dernière minute.
Le coup de sifflet final de l'arbitre marocain, M.Belqola, le premier Africain à avoir arbitré une finale de Coupe du Monde, donna le signal à toute la population de s'abandonner à l'extase. Les Champs-Elysées furent envahis par plus d'un million de personnes pour une fête qui se prolongea jusqu'au bout de la nuit.
La plupart des pays avaient choisi de miser sur la créativité plutôt que sur la force brute, ce qui permit au monde d'assister à l'éclosion de nouveaux talents comme Ariel Ortega (Argentine), Thierry Henry (France) ou Michael Owen (Angleterre). Owen se fit remarquer en inscrivant un des buts les plus extraordinaires de la Coupe du Monde, où 171 réalisations sont inscrites sur 64 matches. Avec six buts, c'est le Croate Davor Suker qui en fut le meilleur buteur.

Fiche technique
Finale
France 3-0 Brésil à Saint-Denis (France)
France: Barthez, Thuram, Leboeuf, Dessailly, Lizarazu, Karembeu (Boghossian 57e), Deschamps, Petit, Zidane, Djorkaeff (Viera 75e), Guivarc’h (Dugarry 66e)
Brésil: Taffarel, Cafu, Junior Baiano, Aldaïr, Roberto Carlos, Dunga, César Sampaïo (Edmundo 73e), Leonardo (Denilson 46e), Rivaldo, Ronaldo, Bebeto

Les buts: 27e Zidane (1-0), 46e Zidane (2-0), 90e Petit (3-0)
Avertissements: Deschamps, Desailly, Karembeu, Junior Baiano
Expulsion: Desailly
Arbitre: M. Belqola (Maroc)
Assistance: 80.000

Historique
2002
1998
1994
1990
1986
1982
1978
1974
1970
1966
1962
1958
1954
1950
1938
1934
1930
Les stades
Berlin
Cologne
Dortmund
Francfort
Gelsenkirchen
Hambourg
Hanovre
Kaiserslautern
Leipzig
Munich
Nuremberg
Stuttgart
Allemagne Angleterre Angola Arabie Saoudite Argentine Australie Brésil Costa Rica Croatie Côte d'Ivoire Equateur Espagne Etats-Unis France Ghana Iran
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